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Le numéro 4 de la Revue du Tanka francophone est prêt !
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La Revue du Tanka francophone, revue littéraire et trimestrielle parait quatre fois par an : septembre,
décembre, mars, juin. C'est un espace de création et d’échanges autour du tanka francophone
qui s’inspire du poème court japonais dont la métrique est un triptyque de
5, 7, 5 syllabes, suivi d’un diptyque de 7, 7 syllabes.
Rubriques de la Revue :
Le directeur de la Revue : |
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Principes du tanka Hisayoshi Nagashima, co-fondateur de la Revue du tanka international créée à Paris en octobre 1953 avec Jehanne Grandjean, écrivait ceci à propos du tanka :
Pour la composition de tanka, nous nous référons à Fujiwara no Teika (1162-1241) qui prônait la réintroduction du lyrisme dans la poésie. Selon lui, " Sens et expression seraient comme les deux ailes d’un oiseau. " De sorte qu’un des principes forts du tanka réside dans la juxtaposition de deux éléments. D’une part, la réalité du monde dans lequel nous vivons, attentifs à la Nature, à travers la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher. D’autre part, les sentiments que cela nous inspire. Maxianne Berger, poète de tanka contemporaine, précise : " Traditionnellement, le tanka est plus personnel que le haïku : outre la nature, on considère davantage le sentiment, l’état et le statut du poète, les soucis du cœur humain – l’amour, la mort, l’existence dans l’immensité de l’univers. Pour la partie Nature, la description est plus précise, concrète – portant sur ce que l’on peut percevoir. Pour la partie Soucis, le texte est plus abstrait, émotif, sentimental – portant sur ce que l’on ressent intérieurement. " De fait, écrire cinq vers de 31 syllabes ne suffit pas. La forme et le style ont leur importance, mais plus encore le sens, comme le soulignait Teika. Écrire du tanka, c’est apprendre à se servir des résonances, des allitérations; c’est donner une " couleur " au poème. Maxianne Berger ajoute que c’est " la juxtaposition d’une image concrète ou d’une action qui amène le lecteur vers l’abstraction d’un sentiment qui l’éclaire quant à la préoccupation du poète… Le poème, empruntant une syntaxe sans grammaire obligatoire, se compose de fragments, même disparates, d’images et de sentiments. Le troisième ou le quatrième vers peut fonctionner comme pivot, unissant, de façon elliptique, ce qui précède à ce qui suit. Le tout réussit à suggérer une épiphanie de la nature humaine, à synthétiser une vérité qu’on peut sentir sans nécessairement la saisir. " La modernisation du tanka, nous la devons notamment à une femme, Machi Tawara; pour elle, ce poème est lié à la vigueur de l’instant, en y insufflant une sensibilité en phase avec la modernité urbaine. Elle a dit de sa poésie : " À travers un rythme régulier, les mots commencent à s’ébattre pleins de vie, à répandre un éclat énigmatique. C’est ce moment que j’aime. " C’est à partir de ces principes que le Comité de sélection de notre revue détermine ses choix.
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