Histoire du tanka
Mise à jour : 1er avril 2012
| Quelques
jalons pour l'arrivée du tanka dans le monde
poétique français Bibliographie sur le tanka et le haïku : au format PDF Livres des maîtres du tanka Poètes de tanka 20e et 21e siècle |
Judith Gautier (1845 - 1917) Fille de Théophile Gautier et d'Ernesta Grisi, fut une célèbre femme de lettres française, née à Paris le 25 août 1845 et décédée le 26 décembre 1917. Elle est inhumée à Dinard dans le quartier de Saint-Énogat, lieu de sa maison, « Le pré aux oiseaux. » Théophile Gautier dira d’elle : « C'est le plus parfait de mes poèmes ». Judith Gautier rencontre le Japon et sa littérature comme sa peinture, pour la première fois, lors de l’exposition universelle de Londres en 1862 où elle va avec son père. Elle tient un salon littéraire où japonais et chinois sont souvent présents et font découvrir leur littérature. En 1882, le peintre japonais Hosui Yamamoto fera le portrait de Judith Gautier, premier portrait d’une européenne, et tableau célèbre au Japon. Proche de Mallarmé, qui aime la poésie japonaise, elle va traduire du japonais en 1885 le recueil de poèmes « Les poèmes de la libellule », après avoir été initiée aux langues orientales et notamment le chinois, avec « Le Livre de Jade », recueil de poèmes chinois anciens (1867), traduit aussi par elle sous le pseudonyme de Judith Walter, remanié et publié à nouveau dans les années 1900. Dans Les poèmes de la libellule, elle sera capable de respecter le rythme syllabique de la poésie japonaise. Elle sera la première femme élue à l’académie Goncourt en 1910.
Le premier tanka dans la francophonie Extrait du livre de Dominique Chipot : "Le livre du tanka francophone", éditions du tanka francophone, 2011: "Les premières traces remontent au 14
novembre 1911 dans le n°1506 du journal Comoedia qui, ayant organisé un concours sur le
thème ‘poèmes
asiatiques’, publie les résultats : à
l’unanimité le premier prix est attribué à Émile Lutz. Sous nos avirons Les ombres des fleurs, des branches Découpent des ronds ! Et voici qu’en lignes blanches Les traversent des hérons ! Émile
Lutz, et non Jean-Richard Bloch comme nous pouvons le lire fréquemment, est
ainsi, jusqu’à preuve du contraire[1],
le premier poète à avoir écrit des tankas français sur la rythmique des 31
syllabes. [1] Il m’a fallu plus d’un an pour
remonter, de fil en aiguille, à cette source. La recherche est difficile car
les auteurs ne mentionnent pas toujours le mot tanka dans les titres de leurs
livres ou articles." Puis, 1921 Jean-Richard Bloch fait
paraître ses tanka français au sein des
Cahiers idéalistes. En 1924, il publie pour les Cahiers
Europe un article intitulé "Pour le haïkaï
français (juillet 1924). Mais il ne s'agit pas vraiment de
tanka. Beaucoup moins célèbres que les ouvrages et l’école du haikai en France, les quelques tentatives d’introduction du tanka en France sont aussi interrompues par le second conflit mondial. André Suarès fait publier quelques Tanka d’Occident dans le numéro 49 de 1940 de «France-Japon ».
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Les fondateurs de cette revue : Jehanne Grandjean et Hisayoshi Nagashima Les présidents d'honneur de la revue : Claude Farrère (Président honoraire de la Société des Gens de lettres, membre de l'Académie française) et Nobutsuna Sasaki (Docteur ès-lettres, membre de l'Institut des Arts et de l'Académie impériale japonaise. | 国際短歌 Née en 1948, l'école internationale du tanka va créer la "Revue du Tanka International" en 1954. Selon le numéro 6 - 2ème année - janvier 1955 (Page 5), voici les buts de cette revue : "A nos chers lecteurs, Nous avons l'honneur et la joie de répondre au désir de nos chers amis de province et de l'étranger en leur présentant la Revue du Tanka International, organe de l'École Internationale du Tanka. Cette revue trimestrielle les mettra au courant de toutes les activités de l'École. Nous mettrons nos pages à la disposition des érudits japonais dans le but de faire mieux c connaître la Civilisation japonaise aux peuples occidentaux. De même, nous accueillerons avec joie les articles de nos chers écrivains français qui parleront, eux, de l'âme française à leurs amis japonais. Nous échangerons ainsi nos spiritualités dans tous les domaines : Littérature, danse, musique et peinture ; et par le Tanka, base de notre École, nous consoliderons le pont fleuri que nous avons jeté dès 1948 entre toutes les nations, par la Fondation de notre mouvement, pour l'Amour et la Paix entre les hommes de bonne volonté. Mais entre la France et le Japon, la création de cet organe facilitera les échanges intellectuels et culturels. L'œuvre immense que nous poursuivons depuis six années s'amplifiera davantage encore ; car le Tanka constitue un instrument puissant de pénétration intellectuelle et morale ; il permettra aux deux peuples de se mieux connaître et de se renouveler l'un par l'autre. Un de nos grands désirs est celui de donner aux peuples, le goût de la poésie ; car, au Japon, le Tanka est cultivé par toutes les classes de la société, il n'est pas seulement l'apanage des poètes de profession. Enfin, notre vœu suprême est celui d'introduire le Tanka dans l'Enseignement et la littérature mondiale afin d'établir entre les hommes de toutes races le lien solide de l'amitié.
Hisayoshi Nagashima et Jehanne Grandjean.
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| Fils d'un colonel d'infanterie coloniale, Claude Farrère entre en 1894 à l'École navale. Il s'illustre durant la Première Guerre mondiale, obtenant la Croix de guerre et se trouvant promu au rang de commandeur de la Légion d'honneur. Mais il stoppe ensuite sa carrière militaire pour se consacrer à sa seconde passion, l'écriture. Ayant déjà publié avant la guerre, notamment 'Les Civilisés' pour lequel il avait alors obtenu le prix Goncourt 1905, il poursuit son oeuvre. Historien et essayiste, il est surtout connu pour ses romans exotiques, truffés de souvenirs de voyages. Il est élu à l'Académie française le 28 Mars 1935, face à Paul Claudel. | |