Avis de recherches sur le tanka

Mise à jour : 6 juillet 2009

Ici, vous trouverez les quelques thèmes de recherches sur le tanka pour lesquels vous pourriez contribuer par des articles.

Bien entendu, ces thèmes ne sont pas exhaustifs et toute proposition sera examinée en vue de publication dans la revue.

  • La poétique du tanka : son expression des sentiments, sa musicalité, sa légèreté et sa retenue

  • La proximité du tanka versus la philosophie shintô

  • Tanka des poétesses et poètes aux périodes Nara, Heian, Meije

  • Tanka contemporains japonais

  • Tanka contemporains francophones

  • Le rôle des poètes dans la naissance de l'écriture japonaise

  • Recension de livres de poètes du tanka ou d'essais de littérature consacrés au tanka

  • Tanka versus haïku

  • L'art du renga à travers les âges

Le tanka est un poème court qui se compose habituellement de cinq vers de 5, 7, 5, 7, 7 sons, soit un tout de 31 syllabes selon la prosodie française.

Le tanka ou waka "exprime les sentiments les plus intenses avec une musicalité, une légèreté et une retenue qui confèrent à ces poèmes une beauté lumineuse... Le peuple japonais est unanime à l'admirer pour sa compassion, sa fraîcheur d'âme, ainsi que pour ses qualités de simplicité et d'élégance." (quatrième de couverture de "Sé-oto, le chant du gué" - anthologie de 53 waka de l'impératrice Michiko du Japon, traduits par Tadao Takemoto avec la collaboration d'Olivier Germain-Thomas).


Pour la composition de tanka, nous nous référons à Fujiwara no Teika (1162-1241) qui prônait la réintroduction du lyrisme dans la poésie. Selon lui, « Sens et expression seraient comme les deux ailes d’un oiseau. » De sorte qu’un des principes forts du tanka réside dans la juxtaposition de deux éléments : d’une part, la réalité du monde dans lequel nous vivons, attentifs à la Nature , à travers la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher ; d’autre part, les sentiments que cela nous inspire.  

De fait, écrire cinq vers de 31 syllabes ne suffit pas. La forme et le style ont leur importance, mais plus encore le sens, comme le soulignait Teika. Écrire du tanka, c’est apprendre à se servir des résonances, des allitérations; c’est donner une « couleur » au poème.  

La modernisation du tanka, nous la devons notamment à une femme, Machi Tawara ; pour elle, ce poème est lié à la vigueur de l’instant, en y insufflant une sensibilité en phase avec la modernité urbaine. Elle a dit de sa poésie : « À travers un rythme régulier, les mots commencent à s’ébattre pleins de vie, à répandre un éclat énigmatique. C’est ce moment que j’aime. »