Actualité de la Revue du tanka francophone

 

4 Juillet 2008 : Le moment de vous abonner ou vous réabonner à la Revue du tanka francophone est venu.

Eh oui ! Voici un an que la Revue du tanka francophone existe - encore sans soutien financier public - mais fier de ses publications. 4 numéros trimestriels sont parus à ce jour.

Au fur et à mesure que cette année de publication, nous avons étayé notre équipe. Ainsi, nous avons un comité de lecture pour le choix des tanka. Nous avons une équipe de correction. Et surtout nous avons un nombre conséquent d'auteurs, tan pour les articles que pour les tanka et renga publiés.

Parmi elles et eux : Akiko Agui, Opaline Allandet. Jean Antonini, Émmanuel Barbier, Micheline Beaudry, Catherine Belkhodja, Janick Belleau, Maxianne Berger, Marie-Claire Bloch, Irène Bogdanovic, José Chanly, Isabel Colacios de La Fuente, Danielle Crombez Lorgnier, Jean-Louis D'Abrigeon, Diane Descoteaux, Patrick Druart, André Duhaime, Danièle Duteil, Patrick Faucher, Roger Fleury, Marco Fraticelli, Martine Gonfalone Modigliani, Amel Hamdi Smaoui, Martine Hautot, Jean Irubetagoyena, Christiane Kuhk, Angela Leuck, Déa L’Hoest, Marion Lubréac, Mayu, Thelma Mariano, Joane Michaud, Mike Montreuil, Florence Murphy, Nanikooo Tsu, Jeanne Painchaud, Michèle Mary Petit, Daniel Py, Guy Pérez, Philippe Quinta, Patrick Simon, Machi Tawara, Maria Tirenescu, Jessica Tremblay, Jean-Claude Trutt, Kozue Uzawa, André Vézina, Fumi Wada.

Dans nos projets à venir : la participation de la Revue au 3e festival du haïku francophone à Montréal, la création d'une maison d'édition autour du tanka.

 

 

10 juin 2008 : Présentation du tanka et de la Revue du tanka francophone à Québec (capitale de la province de Québec au Canada) :

J'ai le plaisir de vous annoncer que j'animerai à Québec (capitale de la province de Québec au Canada) une rencontre sur l'initiative du Groupe de Haïku-Québec, organisée notamment par André Vézina.

Cette rencontre aura pour thème : Le tanka et la Revue du tanka francophone.

Comme d'habitude, cette rencontre a lieu entre 19h et 21h au Centre Morrin College à Québec.

Pour tous renseignements : écrire à André Vézina : vez-blouCHEZvideotron.ca

 

 

Mars 2008 : Le printemps du tanka francophone :

Nous voilà au printemps 2008 et la Revue du Tanka francophone poursuit son beau chemin et devient peu à peu une référence, ne serait-ce que par les auteurs importants qui peuvent être lus dans notre revue.

Comme c'est le printemps, nous voulons aller encore plus loin :

  • Avis de recherches sur le tanka :

L'histoire du tanka contemporain nous intéresse au plus haut point car dans la francophonie, peu d'auteur(e)s osent encore écrire sur ce thème. Alors même qu'au Japon, avec Machi Tawara, ou dans les pays anglo-saxons, plusieurs auteur(e)s écrivent des articles sur le tanka contemporain, en plus d'en écrire. Aussi, nous vous proposons de nous envoyer des articles : soit sur des auteur(e)s contemporain(e)s de tanka, soit pour réfléchir en quoi le tanka d'aujourd'hui est toujours aussi vivant et quelle est sa modernité.

  • Projet de maison d'édition :

Notre projet de maison d'éditions prend forme tranquillement et devrait se concrétiser à l'automne 2008. Aussi, nous allons ouvrir un débat sur la façon de créer cette maison d'édition afin qu'elle réponde aux besoins des auteur(e)s de poèmes mais aussi de livres de recherches sur le sujet. Comme notre entreprise est un Organisme Sans But Lucratif, inscrit au registre des entreprises québécoises, nous cherchons des idées pour le fonctionnement de cette maison d'édition :  types de contrat d'auteur, modalités de comité de lecture, de correction des textes ; le tout sans que nous soyons en difficultés financières. Alors merci à vous de nous aider dans ce projet. Pour cela, le débat est ouvert sur le forum avec qui nous sommes engagés.

Le numéro 3 de mars 2008 est sorti !

Pour voir le sommaire de ce nouveau numéro : cliquer ici

Grâce à notre calligraphe,  Fumi Wada, nous présentons dans le numéro de mars 2008 de notre revue une traduction de 10 poèmes de Machi Tawara, directement depuis la langue d'origine, à savoir le japonais. Et ce avec l'accord de Machi Tawara que nous remercions ici vivement. Nous la remercions également d'avoir mis notre site en lien direct avec le sien.

La Revue du Tanka Francophone sera le partenaire local de l'Association Française du Haïku pour l'organisation du 3e festival du haïku francophone qui aura lieu à Montréal du 9 au 12 octobre 2008

(Pour tout savoir)

Un film à voir : "Jour d'hiver" dont voici un extrait : cliquez ici .Voici la présentation par notre Ami Jean-claude Trutt (Luxembourg) : "Comme vous le savez certainement le premier des sept livres de base de l’œuvre de Bashô et de son école, Jours d’Hiver (voir trad. René Sieffert chez POF, 1987) comportait 5 kasen, c. à d. des rengas de 36 versets. Le réalisateur japonais Kawamoto Kihachirô eut l’idée d’illustrer le premier de ces kasens, justement intitulé Jours d’Hiver, par toute une série de cinéastes d’animation japonais et occidentaux.film qui en est résulté est sorti le 24 octobre dernier sur une vingtaine d’écrans en France. Le résultat est splendide, très varié, tragique ou burlesque comme il sied à ce genre de poésie. De grands illustrateurs y ont participé : chez les Japonais, Takahata Isao, surtout connu pour son Tombeau des Lucioles, et qui avait travaillé avec le génial Hayao Miyazaki, auteur de mangas et de dessins animés (le voyage de Chihiro). Parmi les Occidentaux il y avait un Russe (Youri Norstein), un Danois, un Belge (Raoul Servais), un Tchèque (Bretislav Pojar), un Anglais et deux Canadiens. Le film était suivi d’une partie didactique, expliquant brièvement ce qu’est la poésie japonaise et donnant la parole aux illustrateurs qui racontaient leur vision du verset qu’ils ont animé. Cela aurait pu être une excellente œuvre de propagande pour la poésie japonaise."

 

2 octobre 2007 : la Revue du tanka francophone est très honorée de pouvoir accueillir dans son prochain numéro - décembre 2007 - une adaptation inédite en français de 12 poèmes de Machi Tawara : 

Sarada kinenbi – recueil de tanka, par Machi Tawara; 1987

Adaptation de 12 poèmes en français : © Janick Belleau 2007

1er octobre 2007 :

Un article de presse sur notre revue du Tanka francophone : cliquez ici pour le lire.  ou à l'adresse de l'hebdomadaire "Le Courrier de Laval"

 

 

9 septembre 2007 : Lancement officiel de la Revue du Tanka francophone

Sabine (administration et promotion de la revue) et Patrick (directeur de la revue).

Dans le cadre de la rencontre mensuelle du Groupe Haïku de Montréal (au Québec - Canada) a eu lieu le lancement officiel de la Revue du tanka francophone.

Une vingtaine de personnes assistaient à l'évènement et ont pu trinquer à la santé de notre revue littéraire qui vient de sortir son premier volume en ce mois de septembre 2007.

Un poème de Jessica Tremblay lu par Janick Belleau à cette occasion

 

A toute heure du jour

je me demande ce que tu fais

le sort est cruel

 

La tempête est encore loin

mais on sent le vent

 

 

 

 

Un recueil de poésie de Jessica Tremblay

 

 

 

Le texte du lancement de la revue :

 

Le tanka ou poème court est un quintil dont la formule métrique est 5 – 7 – 5 – 7 – 7. Soit 31 syllabes, pas plus pas moins.

 

D’un point de vue historique, le tanka apparaît à l’époque de Heian, au Japon, commençant en 794 et s'achevant en 1185.

 

Le tanka a un rapport avec l’émancipation :

 

  • De l’écriture japonaise versus la Chine grâce aux écrivaines de cette période du Moyen age qui vont donner corps à l’écriture de leur pays se libérant de la culture chinoise.

  • Puis, en Occident, au début du 20ème siècle, de jeunes poètes vont créer une École du haïkaï français. Parmi eux, Paul Éluard, Max Jacob, Jules Renard et Jules Romain. Et le poète, Couchoud, dira que cet intérêt provient d’un " besoin de la sensibilité contemporaine qui, depuis Verlaine et Mallarmé, se méfie de l’éloquence et cherche à fixer par la poésie la sensation et le sentiment élémentaires ".

  • Cette modernité revient aussi d’auteurs japonais du début du 20ème siècle pour qui c’est la " Réciprocité entre le monde extérieur et le sentiment " (Suzuki). A cette époque le Japon s’ouvre sur l’Occident et réciproquement.

 

Revenons maintenant au sens de cette poétique japonaise. Ce qui m’apparaît une caractéristique de celle-ci, c’est l’abolition du moi et la fusion avec l’objet.

" Au lieu d’exprimer son individualité, il se fond de son plein gré dans la nature qui l’entoure, afin de parvenir ainsi avec elle à une union qui transcende le moi. "

 

Ce lyrisme apparaît davantage soucieux de l'autre que de soi, il est interrogateur et critique.

 

Ce retour du tanka correspond à l’idée que " Le poète est celui qui impose un nouveau rythme, une nouvelle façon de dire ou de provoquer le réel. Mais ce travail de revitalisation peut aussi bien prendre appui sur un usage inédit de la tradition, des " textes - sources " et des modèles formels qui en sont hérités. C’est une " Interaction muette avec le monde, dira Roland Barthe.

 

Ou si je reprends les termes de Charles Haguenauer :

 

" Cet amour du monde extérieur n’est ni celui d’Hésiode, de Théocrite, ni celui de Jean Du Bellay, de Francis James. Il ne ressemble pas non plus à ce goût du rustique, de la simplicité et du calme champêtre retrouvé… Cet amour est celui d’un connaisseur, mais d’un connaisseur qui entre en contact avec l’objet de son admiration à l’aide des seuls sens et sans le secours de son intellect… "

 

Aujourd’hui, grâce à Internet, les poètes de la francophonie communiquent ensemble, à travers le tanka et à travers le renga – la poésie en chaîne. Autour de ces mêmes idées que je viens d’énoncer.

 

Dans notre revue, pour son premier numéro ce sont une vingtaine de ces auteurs qui viennent vous parler du tanka et écrire leurs textes contemporains.

Notre but est de prendre modestement la relève d’une revue née dans les années 1950, la Revue internationale du tanka, créée par Jehanne Grandjean et Hisayoshi Nagashima, une revue francophone elle aussi qui a disparu depuis.

 

Cette revue sera trimestrielle, sortant en septembre, décembre, mars et juin de chaque année.

 

Merci à vous pour votre attention.

 

Patrick Simon

directeur de la Revue du Tanka francophone